Les personnes LGBTQIA+ fondent des familles de multiples façons. Environ 3-4 millions d'enfants aux États-Unis ont des parents LGBTQIA+ (Williams Institute). La recherche montre systématiquement que les enfants élevés par des parents LGBTQIA+ obtiennent des résultats équivalents à ceux des enfants élevés par des parents hétérosexuels sur toutes les dimensions mesurées (American Academy of Pediatrics).
Voies vers la parentalité
| Voie | Remarques |
|---|---|
| Adoption | L'accès légal varie fortement selon la juridiction ; certaines juridictions autorisent les refus discriminatoires de la part d'agences d'adoption religieuses |
| Accueil familial | Les personnes et les couples LGBTQIA+ sont admissibles comme familles d'accueil dans la plupart des États américains et dans de nombreux pays, même si les pratiques varient |
| Procréation médicalement assistée (PMA) | Insémination intra-utérine (IIU), fécondation in vitro (FIV), gestation pour autrui gestationnelle ; l'accès et les cadres juridiques varient selon les pays |
| Gestation pour autrui | Gestation pour autrui gestationnelle (utérus d'une autre personne, avec ovocyte/sperme sans lien génétique) vs gestation pour autrui traditionnelle (avec l'ovocyte de la gestatrice elle-même) ; le statut juridique va de légal/encadré à interdit selon la juridiction |
| Donneur connu | Arrangements informels de don de sperme ; les questions de filiation légale varient selon la juridiction |
| Familles recomposées | Personnes LGBTQIA+ ayant des enfants issus de relations antérieures |
| Coparentalité | Arrangements de coparentalité intentionnelle entre amis ou membres de la communauté |
| Parentalité trans et non binaire | Les personnes trans peuvent préserver leur fertilité avant une transition médicale ; les parents trans peuvent emprunter n'importe quelle voie vers la parentalité |
Contexte juridique
- États-Unis : l'adoption par le second parent (qui permet à un coparent de même sexe sans lien biologique d'adopter légalement) est possible dans la plupart des États depuis Obergefell (2015) ; certains États présentent des lacunes ou des obstacles
- Royaume-Uni : les couples de même sexe peuvent adopter conjointement ; le coparent de même sexe peut être reconnu sur l'acte de naissance
- De nombreux pays interdisent encore l'adoption par les couples de même sexe ; la gestation pour autrui est illégale ou non reconnue dans de nombreuses juridictions
Identité et langage de la parentalité
- Les enfants de parents LGBTQIA+ peuvent employer des formules comme « J'ai deux mamans », « J'ai une maman et un papa qui est trans », etc. - ce qui reflète la diversité des structures familiales
- Des rôles parentaux au-delà de « mère » et « père » : certains parents LGBTQIA+ utilisent des termes comme « Maddy » (combinaison de Mommy et Daddy), « Baba », « Aba » ou d'autres termes neutres
Parentalité trans & non binaire
- Préservation de la fertilité : Les personnes trans peuvent conserver du sperme ou des ovocytes avant de commencer un traitement hormonal ou de subir une chirurgie, car certaines étapes de la transition médicale affectent la fertilité. L'accompagnement sur ces options avant la transition constitue désormais une norme de soin recommandée par la WPATH.
- Parents trans gestants : Certains hommes trans et certaines personnes non binaires portent eux-mêmes une grossesse, ce qui peut soulever des difficultés spécifiques de dysphorie et de navigation dans le système de santé, ainsi que des questions juridiques sur la manière dont ils sont enregistrés comme parent.
- Filiation légale : Le droit de l'acte de naissance et de la filiation n'a pas suivi le rythme de la diversité des familles. Le fait qu'un parent trans soit inscrit comme « mère », « père » ou « parent » varie selon la juridiction, et les coparents sans lien biologique peuvent avoir besoin d'une adoption par le second parent pour sécuriser leurs liens juridiques.
Contexte européen & belge
- La Belgique autorise l'adoption conjointe par les couples de même sexe (2006) et prévoit la reconnaissance de la comère : la partenaire de la mère qui accouche peut établir la filiation légale sans adoption (loi comaternité, 2015).
- La reconnaissance transfrontalière reste une question d'actualité dans l'UE : une famille arc-en-ciel reconnue comme parents dans un État membre peut ne pas l'être automatiquement dans un autre, ce que l'UE s'efforce de résoudre.
- La gestation pour autrui est juridiquement non encadrée en Belgique (pratiquée mais sans cadre juridique spécifique), une situation courante dans plusieurs États de l'UE, tandis que d'autres l'interdisent purement et simplement. Les parents d'intention devraient demander un avis juridique propre à chaque pays.