Comment nous écrivons ce guide : notre politique éditoriale

Cette page explique comment le Guide de référence GenderGender est écrit, vérifié et corrigé. Elle couvre l'origine de nos informations, qui les relit, à quelle fréquence, comment nous signaler une erreur, et pourquoi nous ne disons à personne quel mot employer pour se décrire.

Qui écrit ce guide

Le guide est écrit et tenu à jour par l'équipe éditoriale de GenderGender, une boutique établie en Belgique. Chaque notice est rattachée à une personne responsable, nommément identifiée, et à une date de dernière relecture, et nous sommes en train de faire apparaître les deux au bas de chaque notice.

Nous ne sommes ni un organisme médical, ni une association caritative, ni un institut de recherche. Nous sommes une boutique qui a jugé trop maigre la documentation de référence disponible en néerlandais, en français, en allemand et en anglais, et qui a décidé de faire mieux. Cela implique deux choses. Aucun conflit d'intérêts lié à un financement ne nous pousse à dire quoi que ce soit de particulier sur les identités. Et nous ne remplaçons ni un médecin, ni un avocat, ni une ligne d'écoute, et nous le disons sur les pages où cela compte.

D'où viennent nos informations

Nous utilisons les sources à peu près dans cet ordre de préférence :

  1. Les documents primaires. Décisions de justice, textes de loi, la publication d'origine qui a forgé un terme, la publication d'origine qui a présenté un drapeau, le texte d'un standard de soins.
  2. La recherche évaluée par les pairs et les monographies universitaires, en particulier pour tout ce qui touche à la prévalence, aux résultats de santé ou à l'histoire.
  3. Les sources communautaires issues de la communauté concernée : AVEN et Ace Archive pour le spectre asexuel, AUREA pour le spectre aromantique, Gender Census pour le vocabulaire non-binaire, et, pour les notices propres à une culture, des sources issues de ces cultures plutôt que des références LGBTQIA+ généralistes écrites ailleurs.
  4. Les ouvrages de référence établis et le journalisme fiable, lorsque ce qui précède ne couvre pas le sujet.

Deux choses que nous cherchons à éviter. Nous ne construisons pas une notice sur un seul wiki collaboratif, parce que ces wikis sont souvent sans source et se recopient les uns les autres. Et nous ne citons pas un glossaire LGBTQIA+ généraliste américain comme autorité sur une tradition venue d'ailleurs, une erreur que nous avons commise sur plusieurs pages et que nous avons depuis corrigée.

Chaque notice indique ses sources. Si une notice ne le fait pas, c'est qu'elle n'est pas terminée.

Ce que nous faisons quand nous ne savons pas

Nous le disons, sur la page, à l'endroit même où le fait aurait dû figurer.

Une grande partie du vocabulaire identitaire a été forgée dans des espaces en ligne qui n'existent plus, et beaucoup de drapeaux ont été publiés sur des plateformes qui ont depuis supprimé ces publications. Lorsque la personne qui a forgé un terme ou dessiné un drapeau n'est pas documentée, nous écrivons que l'origine n'est pas documentée plutôt que de répéter une attribution invérifiable. Lorsque deux chiffres publiés se contredisent, comme pour la prévalence de l'intersexuation, nous donnons les deux et nous expliquons ce qui produit l'écart plutôt que de retenir le plus arrangeant. Lorsque la recherche est réellement partagée, comme pour plusieurs notices propres à une culture, nous disons que le point est contesté et nous décrivons le débat.

Cela rend certaines de nos pages moins citables que celles de nos concurrents. Nous estimons qu'une notice qui admet une lacune vaut mieux qu'une notice qui la comble avec quelque chose de plausible.

À quelle fréquence les notices sont relues

Chaque notice est relue au moins une fois tous les douze mois.

Certains contenus sont relus plus souvent parce qu'ils évoluent plus vite. Tout ce qui touche au droit, à la reconnaissance légale du genre ou à l'accès aux soins est vérifié plus fréquemment et porte un avertissement indiquant que l'information peut déjà être périmée, parce qu'elle l'est souvent. Nous préférons que vous vérifiiez une affirmation juridique auprès d'une source primaire plutôt que de nous croire sur parole.

Notre position sur les mots

Nous ne disons à personne quel mot employer pour se décrire. C'est ce qui, chez nous, ressemble le plus à une règle.

Le vocabulaire identitaire est un ensemble d'outils qui servent à se faire comprendre, y compris de soi-même. Un mot fait son travail s'il rend votre expérience plus facile à raconter, il ne le fait pas si ce n'est pas le cas, et aucune autorité extérieure n'a voix au chapitre. Nos notices décrivent donc ce que les mots veulent dire, d'où ils viennent et ce que les gens entendent couramment par eux. Elles ne vous disent pas si vous y avez droit.

Concrètement, cela veut dire :

  • Nous décrivons les usages au lieu de les prescrire, y compris là où ils sont incohérents.
  • Nous ne pratiquons pas le gatekeeping. Personne n'a besoin d'avoir vécu telle ou telle expérience pour employer un mot.
  • Lorsqu'un terme est réellement fermé, comme Two-Spirit et māhū, nous le disons clairement. Ce n'est pas du gatekeeping, c'est le respect d'une limite posée par la communauté concernée.
  • Nous rapportons les débats internes aux communautés comme des débats, sans désigner de vainqueur.
  • Nous décrivons les personnes comme elles se décrivent elles-mêmes.

Une convention maison, parce que la cohérence doit bien se poser quelque part : nous écrivons gray pour les termes du spectre asexuel et grey pour greygender, exactement comme le font déjà les identifiants de nos pages. Les deux orthographes sont d'usage courant dans la communauté et aucune n'est plus correcte que l'autre.

Quel drapeau nous montrons

Certains drapeaux ont été remplacés. Lorsque le remplaçant a été adopté pour une raison précise, nous montrons le remplaçant, même quand le drapeau plus ancien est bien mieux connu. Le degré de notoriété d'un drapeau ne tranche pas la question. Un drapeau retiré parce qu'il excluait des gens, ou parce qu'il causait du tort, ou parce qu'il était inutilisable, n'est pas celui qu'un guide de référence devrait mettre en tête. Le drapeau plus ancien reste sur la page, avec la raison de son retrait, pour que personne ne se demande où il est passé.

La polyamorie est le cas le plus net. Le drapeau pi de 1995 reste bien mieux connu que tout ce qui l'a suivi. Il a été remplacé en 2022 par le tricolore PolyamProud, choisi au terme d'une refonte étalée sur un an et d'un vote communautaire réunissant 30 827 personnes, et les raisons de ce remplacement étaient réelles, et non un simple changement de goût. Le compte rendu du comité lui-même décrit des couleurs qui vibrent les unes contre les autres et sont inconfortables à regarder, et un symbole pi retenu parce que c'était la première lettre du mot et qu'il se trouvait disponible dans Microsoft Paint. Une ressemblance entre l'ancienne palette et certains drapeaux d'extrême droite est largement reprise comme quatrième raison, mais le comité ne l'avance pas lui-même : nous la rapportons donc comme une affirmation et non comme un fait. Notre notice sur la polyamorie s'ouvre sur le drapeau de 2022, et le drapeau pi figure en dessous, son histoire intacte.

Cela ne vaut pas pour tous les changements. Lorsqu'un drapeau a simplement été remis au propre, ou lorsque plusieurs versions coexistent, rien n'a été retiré et il n'y a rien à corriger. Dans ces cas-là, nous montrons celle qui est d'usage général et nous plaçons les autres à côté. Le drapeau sapphique fonctionne ainsi : la version de 2017 est un dessin simplifié de l'original de 2015, réalisé parce que l'original était difficile à reproduire, et les deux circulent toujours. Ni l'une ni l'autre ne désavoue sa voisine.

Traduction

Le guide est publié en anglais, en néerlandais, en français et en allemand. L'anglais est notre langue source. Les traductions sont relues face au texte source et face à l'usage local, parce que le vocabulaire identitaire n'est pas cohérent d'une langue à l'autre et qu'une traduction littérale est souvent fausse. Lorsqu'un terme n'a pas d'équivalent établi, nous le disons plutôt que d'en inventer un.

Nous signaler une erreur

Faites-le, vraiment. Les corrections sont le moyen le plus rapide d'améliorer ce guide, et nous avons commis de vraies erreurs : un drapeau daté de la mauvaise année, un mot attribué à la mauvaise personne, une tradition à laquelle nous avions donné le tiers de la place qu'elle méritait.

Ce qu'il est utile d'indiquer, si vous l'avez : la page, la phrase précise, ce qu'elle devrait dire, et une source. Une source aide, mais n'est pas obligatoire. « Je suis hijra et cette page se trompe sur ma communauté » est en soi une correction légitime, et nous la prendrons au sérieux.

Nous visons une réponse sous dix jours ouvrables. Si une correction est évidente, nous l'appliquons immédiatement et nous mettons à jour la date de relecture. Si elle est contestée, nous le disons sur la page plutôt que de choisir un camp en silence.

Ce que nous ne faisons pas

  • Nous ne donnons pas d'avis médical. Les pages qui abordent le binding, le tucking, les hormones ou la chirurgie décrivent ce qui est généralement admis et citent la recherche. Elles ne sont pas une consultation.
  • Nous ne donnons pas de conseil juridique. Le contenu juridique est un résumé qui porte une date.
  • Nous ne posons de diagnostic sur personne, et rien sur ce site n'est un test.
  • Nous n'utilisons pas votre lecture de ce guide à des fins publicitaires. Voir notre politique de confidentialité.

Si vous avez besoin de soutien plutôt que d'une définition

Ce guide est un ouvrage de référence, pas une ligne d'écoute. En Belgique :

  • Lumi, pour les questions de genre, de sexualité et d'orientation sexuelle, par téléphone et par chat. lumi.be
  • Awel, gratuit et anonyme pour les enfants et les jeunes, par téléphone au 102 et par chat. awel.be
  • 1712, pour les questions de violence, de maltraitance et de maltraitance infantile. 1712.be
  • Zelfmoordlijn 1813, pour les pensées suicidaires, jour et nuit. zelfmoord1813.be
  • Télé-Accueil 107, ligne d'écoute francophone, jour et nuit. tele-accueil.be

Voir aussi